L'un des avantages de mon village, c'est son cinéma (enfin, l'été :
c'est un attrape-touriste) : un grand écran en plein air, avec vue
sur la rade et les étoiles, ça aide à passer les pires navets. Et on
a même droit à quelques avant-premières..
Lors donc : la semaine dernière, c'était au tour de
Wall-e, le petit
robot nettoyeur (et un peu jardinier), de débarquer à Villefranche
sur mer. Il y a probablement une demi-heure de trop — les meilleurs
moments sont dans la bande annonce — mais, au final, reste
plutôt une bonne surprise, et un dessin animé finalement très
agréable.
Très référentiel, bien sûr, comme souvent chez Pixar : on a droit
à des clins d'œil à 2001, aux produits Apple — et pas beaucoup
d'autres, à ceux que j'ai manqués près. Mais la quantité compense
largement la variété. J'attendais même quelques références
heinleiniennes, à en croire quelques échos américains, mais
je n'en ai pas trouvé — sauf à considérer que l'arche multi-
-générationnelle est une chasse gardée depuis
Les Orphelins
du ciel...
En fait, je suis même enclin à considérer
Wall-e diamétralement
opposé aux films qu'aimait Heinlein, désespérément
sérieux
et capable de réquisitionner le pauvre
Woody Woodpecker
à des fins strictement pédagogiques : comme le souligne
John Scalzi, Wall-e est de la pure science-fiction, mais aussi
de la pure comédie — ce qui est bien trop rare au cinéma
(sauf à savoir rire d'
Armaggeddon...).
