On avait eu droit voici quelque temps au
teasing de Charles Stross
à propos de son dernier bouquin,
Saturn's Children, hommage explicite
aux Robots d'Asimov et à la
Vendredi de Heinlein.
Ben... C'est raté. On a bien un robot qui s'appelle Freya, une demi-page
sur sa valve mammaire défectueuse, une ville spatiale nommée
Heinleingrad...
mais c'est à peu près tout.
L'intrigue est rapide et la narratrice, qui pourrait être un courrier de combat,
voyage beaucoup, aux quatre coins du système solaire. Mais la société
bâtie par Stross n'est pas crédible un instant, avec des ayas ultra-sophistiquées
réduites à l'impuissance par simple intromission d'un
chip d'esclavage,
une structure socio-économique aussi naïve que l'idéologie de ses
révolutionnaires...
Bref : trop de sexe pour un
juvenile (et une sexualité trop déterministe
pour les autres...), un univers trop superficiel pour une SF adulte qui se
voudrait heinleinienne... Stross risque d'avoir quelques comptes à rendre
au
« Fantôme inquiet de Robert A. Heinlein » ; et moi, j'aurais mieux fait
de lire le dernier Varley !
