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Welcome to Forum de discussion sur Robert A. Heinlein.
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Message |
Caliban Citoyen de la Galaxie

Inscrit le: 30 Sep 2007 Messages: 388
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Posté le: Samedi 28 Juin 2008, 12:47 Sujet du message: Hobo un jour, hobo toujours ? |
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Le seul personnage sympathique de Sixième colonne (1941), ou presque,
est le deuxième classe Jefferson Thomas, un ancien hobo tombé par
hasard sur une "citadelle" secrète de l'armée américaine, retenu et
mobilisé de force comme aide-cuisinier. Plus tard, il sera chargé
d'infilter la communauté hobo et de l'organiser comme réseau
de renseignement.
On en apprendra plus sur son parcours : c'est un ancien juriste
de haut vol, qui a un jour perdu ses illusions sur la société et pris
la route, parcourant les Etats-Unis à pied et au hasard des trains
de marchandise, et s'employant quelques jours ici ou là pour gagner
sa subsistance jusqu'à la prochaine étape...
La tendresse de Heinlein pour ces vagabonds est évidente.
On retrouve un hobo dans une anecdote qu'il aime à raconter devant
les publics les plus huppés, et jusque dans sa conférence à Annapolis :
celle de la femme dont le talon est pris dans un rail, et que non seulement
le mari, mais aussi un parfait inconnu s'acharnent à tenter de libérer
jusqu'à l'instant où ils sont tous heurtés par un train.
Le titre de son journal de voyage, Tramp Royale, peut même
laisser entendre, au-delà de l'hommage à Kipling, que Heinlein
se concevait lui-même comme un vagabond dans l'esprit, sinon
dans le renoncement au confort domestique (même s'il passait
presque six mois par an au loin, dès qu'il l'a pu...).
La surprise du jour, dans les archives Heinlein, est qu'il
était effectivement un hobo, sur le papier au moins : jusqu'à
la fin de sa vie, Robert Heinlein a conservé sa carte de membre
à vie des “Hoboes of America" — concrètement, celle de leur
syndicat, International Intinerant Migratory Workers Union,
signée par Jeff Davis, le "roi des hoboes", obtenue lors de sa
période californienne, à la fin des années 30.
Dans un esprit comparable, il avait également conservé la carte
du American Social Credit Movement, acquise en juin 1939
— après la fin de sa période EPIC, donc.
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