ub wrote:
Dans une conférence passionnante prononcée au
Gresham College et
dont la transcription est
là, l'écrivain Neal Stephenson, en contrepoint
de la geek-attitude, rend hommage au "héros heinleinien
Uh... Pas si sûr que "polymath" soit réellement un compliment !
Neal Stephenson wrote:
The Heinleinian Hero, who knows everything and who can do everything
is gone. The world is complicated. No one can be good at everything.
Ca ne sonne pas tellement non plus comme un hommage...
Deux cultures sont clairement en présence : celle de l'officier qui, qu'il dispose
ou non toutes les compétences requises, doit faire le job au moment où il
se présente et avec les moyens du bord, et celle du civil, "savant" ou non,
qui connaît ses limites et essaye de s'y tenir. La thèse heinleinienne sous-jacente
n'est pas technique : c'est l'idée que la pire des solutions est presque toujours
de ne pas essayer.
Mais en dépit de leurs différences, ce sont bien de cultures
techniquesqu'il s'agit pour les deux auteurs. Et l'article de Stephenson est effectivement
savoureux, qui en fait une "salacité morale" pour la critique post-moderne.
Neal Stephenson wrote:
Prenant leurs propres idées assez au sérieux pour écrire
de la science-fiction, ou de la fantasy, sur ces bases, ils se réduisent eux-mêmes,
aux yeux des critiques, au stade néanderthalien pré-théorique.
C'est au moins, en creux, une jolie définition intéressante du post-modernisme !