Claude Ecken me signale la définition wikipédia du fameux
Point Godwin que toute
discussion sur Usenet finirait par atteindre inévitablement ("loi de Godwin"), et
caractérisé par une référence au nazisme — et en particulier ce corollaire inattendu :
wikipédia wrote:
Corollaire de Sircar à la loi de Godwin
Si un fil de discussion sur Usenet aborde l'homosexualité ou Heinlein, les Nazis
ou Hitler y seront mentionnés dans les trois jours.
Je n'ai pas identifié Sircar, mais ce corollaire est en effet évoqué par Mike Godwin
lui-même dans un petit article de
Wired expliquant la génèse de son [url=http://www.wired.com/wired/archive/2.10/godwin.if.html]« mème,
contre-mème »[/url] (et, au passage, sa dérivation de la notion de trou noir !).
En toute rigueur, le corollaire étant beaucoup plus fort que la loi, il est très facile à invalider.
Il suffit de parcourir le groupe Usenet
alt.fan.heinlein pour constater que ce dérapage
particulier y est extrêmement rare. Inversement, mentionner Heinlein sur un groupe
sans rapport avec le SF ne provoque le plus souvent pas la moindre réaction.
Et pourtant... Sircar ne
semble pas si loin de l'expérience commune. Pour rester dans
l'esprit "d'ingénierie mémétique" de Godwin, il faudrait sans doute définir une classe
d'intervenants qui s'intéressent à la SF, mais sans la connaître vraiment, et évaluer
leur probabilité d'excitation par la mention de Robert Heinlein.
Heinlein lui-même était d'ailleurs parfaitement conscient de la charge polémique de
certains termes, et
Les Enfants de Mathusalem, par exemple, décrivent également
la propagation de mèmes et de contre-mêmes par des psychotechniciens attentifs
aux connotations de certains termes.
Mais le plus étonnant, pour moi, reste l'association des thèmes « Robert A. Heinlein »
et « homosexualité ». Là, il y a sans doute quelque chose qui m'échappe !