Olivier T wrote:
J'aime bien cette illustration joliment surannée.
Moi aussi, au vrai (je ne l'aurais sans doute pas affichée ici sinon !)
— même si, dans le genre, je préfère encore ce que font des gens
comme Jeam Tag et Manchu (pour une fois que les français sont
largement à la hauteur...)
Quote:
Quand au fait qu'il y en ait deux, et bien on peut toujours
se dire que la seconde n'est qu'une simple fusée témoin à l'attention
d'investisseurs ! Non ?
Non, le roman est assez détaillé...
En plus, Heinlein s'est amusé à reprendre la scène quarante ans plus tard
dans
Au-delà du crépuscule, inversant l'ambiance, du lancement
artisanal au
happening façon NASA : les rares zones d'ombre ont
déjà été identifiées et exploitées, par l'auteur lui-même !
Cela dit, ta remarque me semble au cœur du problème : j'ai souvent
l'impression que certains illustrateurs de couv' se contentent de lire
une quatrième de couverture, ou d'une lecture en diagonale, et se
disent qu'à partir de là, « on peut toujours se dire que... ».
Ce n'est clairement pas vrai d'un Manchu, par exemple. Je pense
à sa couverture du Spin de Robert Wilson, avec le lancement
simultané de douze fusées : c'est une référence à un passage assez
anecdoctique du livre, mais parfaitement reconnaissable néanmoins.
Et je ne crois pas que ce soit le cas d'Eggleton non plus, qui semble
être un "vrai" lecteur et admirateur de Heinlein. Si son illustration
est décalée par rapport au texte, ce n'est apparemment pas faute
de l'avoir bien lu, mais parce qu'il revendique un droit au « symbolisme »
primant la fidélité au détail du texte.
Et c'est bien cela qui m'intrigue. Pourquoi mettre délibérément deux
fusées là où il n'y en a qu'une ? Symbolisme, donc, et assez important
pour cela. Mais lequel ? Il y a visiblement quelque chose qui m'échappe !