La récente réédition du Vagabond de l'espace, chez Terre de Brume, semble avoir
induit une petite polémique, sur
Actu SF : la façon dont le père de Kip traite l'agent
du fisc, au début du
juvenile, est-elle caractéristique d'une allergie libertarienne
à la notion même d'impôt, ou une simple caractérisation du personnage, qui paie
scupuleusement son dû, mais exige en retour le respect absolu par l'administration
des limites de ses pouvoirs d'ingérence ?
Oncle Joe y explique d"ailleurs que :
Lensman wrote:
C'est très bien, et en même temps, ça montre son rapport à la notion de fiscalité.
Pour ma part, je trouve qu'il n'y a jamais assez de fiscalité... et il est intéressant de voir
qui, aux USA, trouve qu'il faut augmenter la fiscalité, et qui trouve qu'il faut la diminuer,
de manière générale.
Il est toujours délicat de déterminer les positions politiques de Heinlein à partir de
celles de ses personnages : sur l'ensemble de son œuvre, il est facile de trouver un
contre-exemple à chaque posture un peu tranchée, sauf sur une poignée de sujets
comme l'anti-fascisme ou le refus de l'esclavage, viscéraux chez Heinlein.
Un commentaire puisé dans une notice biographique, donc (celle d'un autre
juvenile,
Citizen of the Galaxy, dans l'édition Puffin de 1978) :
Robert Heinlein wrote:
I am now a "gentleman farmer" in California — i.e. a "gentleman farmer" is one
who loses money at it — my writing supports the place. It is a small place facing
the Pacific Ocean and covered with redwood trees, fruit and nuts trees, vegetable
gardens, flower gardens, and cats. Especially cats. I have no ambition other than
to keep my real estate and income taxes paid — which is quite enough.
"Je n'ai pas d'autre ambition que de m'acquitter des mes impôts fonciers
et sur le revenu". Antisocial, eh ?