Avant
Le Miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé, les décidément très recommandables
éditions des Trois Souhaits (aka ActuSF...) avaient réédité voici quelque temps, en
version bilingue, une nouvelle uchronique de Roland C. Wagner,
« H.P.L. (1890—1991) »
(introuvable dans l'édition originale de l'Astronaute mort, mais également disponible
dans le recueil
Musique de l'énergie, chez NestiveQnen..
Louis Graigh wrote:
Pour l'excellent texte de RCW, il faut que je le relise, je ne me souviens
plus s'il a parlé de Upton Sinclair. S'il ne l'a pas fait, il faut qu'il fasse une version révisée,
ou au moins qu'il ajoute une note à la prochaine réédition!
Pas de Sinclair donc (Roland : tu sais ce qu'il te reste à faire !), mais un Heinlein
omniprésent. Dès les premières lignes en fait :
Joseph Edward wrote:
Howard Phillips Lovecraft (...) sut pourtant se hisser parfois au niveau
d'un Heinlein ou d'un Sturgeon, et il est difficile d'imaginer ce qu'aurait été l'évolution
du genre sans sa présence, occulte mais incontournable.
Ostensiblement centré sur H.P.L., le texte s'appuie en fait fortement sur Heinlein,
qui n'apparaît pourtant qu'en contrepoint. RCW semble partir du principe que l'œuvre
de Heinlein est assez robuste pour n'avoir été qu'assez peu influencée par le "POD",
pour parler comme Éric Henriet, que constitue la survie de Lovecraft ; mais qu'en
revanche, le reste de la communauté SF, éditeurs et fandom confondus, en fut
assez affectée pour que
l'accueil de cette œuvre en soit significativement
modifié.
Ainsi, en France, ce n'est plus Michel Demuth qui a traduit
Starship Troopers, et
imposé la curieuse référence à
Guy Béart du titre français (Étoiles, garde-à-vous !),
mais Bernard Blanc — le roman devenant
Flinguez-moi tout ça ! En revanche,
c'est bien Demuth, et non Jacques de Tersac, qui a (fidèlement) traduit
La Lune
est une dure maîtresse, etc.
Plus significativement, sans doute, c'est le
Robert Heinlein SF Magazine qui semble
avoir remplacé l'
Asimov's.
Et cetera, ad libitum.
Un petit bijou.