Quote:
Ils sont vivants!
Sur
le fil d'à côté,
Louis Graigh wrote:
Je reste déconcerté par cette volonté de vouloir faire parler les morts...
cela me semble ne pas avoir de sens... sauf pour s'amuser, bien sûr,
et écrire des fictions!
Le contexte n'est pas exactement le même, mais
Dialogus semble en effet
un site essentiellement ludique, le jeu étant explicitement de "faire parler les
morts", mais essentiellement en mêlant quelques éléments bio-biblio assez
neutres avec un florilège de véritables commentaires de RAH plus ou moins
habilement mis bout à bout...
L'amusant (ou l'inquiétant ?) est que certains, apparemment, s'y font prendre
— non pas les visiteurs habituels du site, bien sûr, mais les victimes d'un coup
de Google malheureux...
Louis Graigh wrote:
Je ne crois pas aux regards invariables (par contre, je crois aux regards
qui n'ont pas eu l'occasion, ou le temps de varier, c'est tout à fait différent)...
Il ne saurait y avoir de regard invariable chez les vivants, raisonnablement
intelligents du moins. Le pire intégriste peut toujours voir la lumière (ou la
perdre, sur le chemin de Damas...). Mais l'avantage des morts, c'est justement
qu'il n'y a plus beaucoup de risque ! S'ils ont maintenu une position toute leur
vie, comme cette vieille mule de Heinlein sur la plupart des sujets, il me semble
que c'est alors la leur, sempiternellement, devant l'histoire !
Je suis plus fasciné par la question des conversions tardives...
Quelques mots d'un mourant, ou d'un vieillard, peuvent-ils autant d'importance,
voire plus, que son discours d'adulte en pleine possession de ses moyens ?
(je pense par exemple au beau
Jean Barois de Roger Martin du Gard...)
Il aurait certainement été intéressant d'observer la réaction de Heinlein
à un événement aussi singulier que la chute du mur de Berlin. Mais je
ne me risquerais pas à l'imaginer, sauf peut-être, en effet, dans un cadre
ostensiblement uchronique. La seule "postdiction" raisonnable, c'est qu'elle
nous aurait sans doute surpris, comme toujours !