Heinlein a toujours gardé une tendresse particulière pour le canal de Panama,
qu'il a traversé à maintes reprises, d'abord comme officier à bord du
Lexington,
puis à bord de bâtiments civils. Lors de son premier voyage, jeune
midshipman,
il avait été si saisi par la beauté du lac Gatùn qu'il avait laissé le soleil le brûler
sérieusement, au point d'en garder toute sa vie une cicatrice.
ll y a tout fait : y nager, nu souvent, en parcourir les rives à cheval, tirer
des bordées dans les ports panaméens et risquer ses galons en rejoignant
trop tard son bord... mais il y a une chose qu'il n'a jamais pu y voir, c'est
un bâtiment de guerre russe : bien que Panama soit désormais officiellement
neutre et que le Canal soit en principe ouvert à tous les pays du monde,
seuls quatre sous-marins soviétiques avaient jamais pu l'emprunter, en 1944.
Le chasseur de sous-marins
Amiral Chabanenko vient à son tour de traverser
de l'Atlantique au Pacifique. Le pied de nez ne semble amuser Washington
qu'à demi...
