Confirmation sur Amazon.com, où Benford
précise :
Gegory Benford wrote:
Un hommage à Heinlein, vieux de 25 ans !
J'ai écrit cela, le deuxième de mes romans, en hommage délibéré à Robert Heinlein.
Il est structuré comme une "préquelle" de son Pommiers dans le ciel et s'efforce
de retrouver le ton de ses romans pour jeunes adultes. Je lui ai donné une suite,
sous une approche plus mature, avec Against Infinity, dans lequel le jeune homme
du Jupiter Project est le vieil homme. Et je pourrais bien finir un jour le plus gros
roman qui forme la clef de voûte de la "trilogie".
Mais le plus excitant dans l'affaire a été de recevoir une lettre de cinq pages de
Heinlein lui-même immédiatement après la sortie du roman, pleine de camaraderie
et de bons conseils. C'est ainsi qu'a commencé une amitué de 20 ans, et l'un des
sommets de ma vie.
Donc... même si j'espère que les gens aiment toujours l'approche du roman,
il est impossible que vous en retiriez autant de plaisir que moi, pour tout ce qu'il
m'a apporté !
Un exemple typique, au passage, de la courtoisie et du respect que montrait
Heinlein envers ses jeunes collègues, même débutants... Benford, par ailleurs
scientifique professionnel, aura moins profité de sa générosité que d'autres tentant
de vivre exclusivement de leur plume, mais le cœur y était...
(en matière de "bon conseils", le record est sans doute détenu par Niven et Pournelle,
qui avaient reçu de Heinlein
soixante-dix pages serrées de commentaires sur
La Paille
dans l'œil de dieu…)
Coquille amusante pour le roman d'un astrophysicien : la quatrième de couv' de l'édition
anglaise de poche Sphere Books (1982) : le laboratoire en orbite autour de Jupiter
y est à rien moins que six cent kilomètres de la Terre. Manquent juste six zéros !
Jupiter Project raconte donc l'aventure d'un jeune homme, Matt Bohles,
aux multiples compétences dignes d'un authentique cadet de l'espace,
mais qui a grandi dans l'environnement exotique d'une station spatiale
scientifique en orbite autour de Jupiter (le seul lien avec
Pommiers, en fait,
avec la surpopulation désespérée de la Terre). Les scientifiques sont gentils,
les politiciens méchants, et l'ensemble donne un
juvenile d'honnête facture,
même si on est loin du meilleur Heinlein.
L'amusant est en fait dans le traitement de la transition de l'adolescence vers
l'âge adulte. La sexualité était p)ar force pratiquement absente des
juvenile
Scribner des années 50 ;
Podkayne, dans la décennie suivante, se permettait
des allusions plus directes, quoique encore assez sages. Mais Benford écrit
en 1975, et se sent obligé de mettre leur pucelage au centre de toutes les
discussions entre adolescents, avec presqu'autant de subtilité que leurs odes
aux supraconducteurs et aux faisceaux d'électrons et leurs psychanalyses croisées.
Un contrepoint aux excès
new age de la période... mais surtout, plus
inattendu, au
Variable Star de Spider Robinson : là où l'un se désintéresse
totalement de la science, l'autre la surjoue. Dur métier !