Draco wrote:
le plaisir de voir les dragons grimper aux rideaux avec les dents, sans doute ?
Entre autres, peut-être bien...
Quote:
c'est bien possible mais en faire un héritier pour une seule référence
n'est ce pas un peu pousser le triporteur dans l'hyperespace?
Leur analyse est plus sérieuse que ça : grok/drink/à boire n'est que la cerise
sur — uh, la pièce montée.
En terre étrangère est avant tout une satire vigoureuse de la religion,
du sexe et de l'argent, un coutournement par l'hénaurme de verrous sociologiques
sur le point de sauter. Peu d'auteurs ont réussi cela, et je suis prêt à croire
(ma culture en littérature comparée est trop rudimentaire pour que j'affirme
quoi que ce soit) que ce fut d'abord une tradition française, de Rabelais
à Jarry en passant par Voltaire (que Heinlein admirait aussi)...
et Swift, sans doute.
Les héritiers de cette tradition littéraire sont-ils les auteurs de SF anglo-saxons,
au premier rang desquels Heinlein ? Ca me semble soutenable.
D'autre part, Heinlein lui-même décrit
Stranger comme une « satire cabellesque ».
Là encore, j'ai trop peu lu James Branch Cabell pour avoir un avis bien clair
sur la question, mais son cycle de Poictesme, situé dans une France médiévale
imaginaire, n'est pas sans une saveur assez rabelaisienne.
Il y a d'ailleurs un article de Bill Patterson en ligne sur les rapports entre
Heinlein et cabell : «
The Heir of James Branch Cabell: The Biography of the Life
of the Biography of the Life of Manuel (A Comedy of Inheritances) »